Café-presse, le 27 juin 2015 – June 27, 2015, Coffee & Press

Aujourd’hui en revue une série d’articles sur :

– le récent établissement d’une coopération entre Wikileaks et le média égyptien Mada Masr [Mada Masr]

–  un rapport sur l’état des droits de l’homme en Egypte sous le régime d’Abdel Fattah Al-Sissi un an après son élection, fait par deux associations des droits de l’homme égyptiennes [Daily News Egypt]

Mada Masr obtient un accès exclusif aux nouveaux documents de Wikileaks, par Mada Masr, publié le 24 Juin 2015
orig: Mada Masr gains exclusive access to new Wikileaks documents, by Mada Masr, published on June 27, 2015, on Mada Masr

Mada Masr revient sur sa coopération avec Wikileaks, suite à la récente publication par l’organisation de plus d’un million de « Saoudi-leaks » et d’autres documents issus du Ministère des Affaires Etrangères et des ambassades du royaume. 

Wikileaks a confié un ensemble de matériel non publié à Mada Masr, équivalant à plus 100 000 documents.

L’autre partenaire régional de Wikileaks est le journal libanais Al-Akhbar.

Julien Assange, rappelle l’ « influence disproportionnée [de l’Arabie Saoudite] dans les affaires internationales » acquises grâce à ses réserves de pétrole inégalées. L’alliance majeure du royaume avec les Etats Unis et la Grande Bretagne et sa place de premier pays importateur d’armes au monde a placé l’Arabie Saoudite dans une position de pouvoir incontestée, selon Wikileaks.

Un an de violations: des groupes de défense des droits de l’homme recensent les violations durant la première année de la présidence Al-Sissi, article de Menan Khater, publié le 27 Juin 2015 sur Daily News Egypt

orig: A year of violations: Rights groups review violations in first year of Al-Sisi’s presidency,by Menan Khater, published on June 27, 2015 on Daily News Egypt

L’Association pour la Liberté de Penser et d’Expression (en anglais: Association of Freedom of Thought and Expression, alias AFTE ; en arabe مؤسسة حرية الفكر والتعبير) et le centre El Nadeem pour la réhabilitation des victimes de violence (مركز النديم لتأهيل ضحايا العنف والتعذيب), ont rendu public un rapport documentant les violations des droits de l’homme en 2014, lors d’une conférence de presse tenue samedi 27 Juin.

Dans son rapport, l’AFTE dénombre les violations des droits dans les universités, les violations de la liberté de la presse; tandis que dans un rapport séparé, El Nadeem évalue les abus à l’intérieur du système pénitencier.

Les chiffres :

3 cas d’étudiants tués à l’intérieur des universités durant l’année universitaire 2014-2015

plus de 500 étudiants exclus de l’université

48 morts en détention recensées, dûes à une mauvaise prise en charge de leurs conditions de santé

plus de 180 cas de torture en prison ont été rapportés

172 cas de violations de la liberté de la presse dénombrées, entre arrestations, renvois, détention, agression, suppression du contenu de la presse

Susan Fayad, docteure au centre El Nadeem passe en revue plusieurs lois passées au cours de l’année dernière, et note les termes généraux utilisés pour un grand nombre d’entre elles. Le nombre d’exécutions et de punitions des personnages publics dits « révolutionnaires », par la détention ou les peines de justice attribuées, a augmenté de manière anormale. [traduction approximative de l’article].

A retenir:

Selon S. Fayad, la seconde partie de l’année -de Janvier 2015 à Juin 2015- montre une forte augmentation du taux de violations des droits de l’homme, par rapport à la première partie de l’année.

Elle ajoute: “Le nombre de disparitions a augmenté de 42% entre Janvier et Juin 2015, sous entendu après la nomination du nouveau ministre de l’intérieur.

Repère contextuel:

Un remaniement ministériel a eu lieu le 7 mars 2015: le ministre de l’intérieur Mohamed Ibrahim a été remplacé par l’ancien chef de la sécurité nationale, Magdy Abdel Ghaffar.

En soi, l’université est devenue un champ de bataille politique. Mohamed Nagy, chercheur à l’observatoire de la liberté des étudiants et universitaires de l’AFTE rappelle les décrets passés à la dernière rentrée scolaire en Octobre 2014, dont l’un d’eux stipule que les universités soient considérées comme une institution militaire. Depuis, « des centaines d’étudiants ont été transférés à des cours de justice militaires », selon M. Nagy.

Repères chronologiques :

Abdel Fattah Al-Sissi a été élu le 28 mai 2014, environ un ans après le renversement par le Conseil Suprême des Forces Armées (CSFA) du président affilié aux Frères Musulmans, Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013.

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